Vivre en plein milieu du peuple

Par Father John Walsh le 19 octobre 2012

 

Un jour j’ai rencontré Sœur Hélène Préjean, l’auteur du livre Dead Man Walking et consultante majeure du film du même nom, dont Susan Sarandon à obtenu un « Oscar » pour le rôle de la religieuse.  J’ai pu l’interviewer à la radio et j’étais surpris quand elle me disait que la vie à Nouvelle Orléans cote « suburbia » était une vie tranquille.  Mais, un jour elle a déménagée l’autre cote de la ville, quartier pauvre, et le premier soir quelqu’un cognait à la porte.  Elle ouvre la porte et une femme me poussait de cote et entrait brusquement, un homme la suivait avec un couteau à la main.  La surprise qu’elle me révèle : ce soir-là mon Dieu a changé complètement.   

Dieu n’était plus un Dieu tranquille de banlieu mais un Dieu dérangeant enraciné dans le milieu ou la vie-même était une vie dérangeante.   A partir de cette expérience elle a accepté l’invitation de visiter un homme qui a tué un jeun ado et a disposé du corps à  la manière de Luka Rocco Magnotta qui a disposé du corps de l’étudiant de l’Université Concordia, Jung Lin, ici à Montréal.   Dieu change encore une autre fois.  

Il y a presque un an et demi que je suis devenu locataire d’un condo sur une rue très tranquille, un sens unique, et en dépit du son de la cloche pour commencer la journée à l’école deux rues de chez moi, Dieu pour moi était un Dieu à l’aise, un peu fait à l’image de ma retraite.  Mais Dieu n’aime pas être fait à notre image, mais qu’on soit fait à son image.  

Dieu change.  Un soir cinq portes de chez moi, un homme a matraqué sa femme avec un couteau devant leur fille d’âge d’ado.  Elle est morte immédiatement.  Deux jours plus tard sur une rue avoisinante un homme de trente-et-un ans s’est suicidé.  Dans le parc Angrignon, encore près de ma maison, on trouve la tête du jeune Jung Lin.  

Je suis obligé de repenser le Dieu en qui je croie. Je ne peut plus croire en Dieu « Providence » qui nous tiens à cœur et nous protège .. ou est-il pour les plus démunis, les plus souffrant de femmes et d’hommes?  Je dois réinterpréter la providence à partir d’un Dieu du milieu, un Dieu qui se dit lui-même dans la Bible, un Dieu d’histoire, le Dieu qui passe à travers notre vie quotidienne.   Autrefois on enseignait d’un Dieu qui vivait parallèle à notre histoire mais aujourd’hui ce Dieu, on le sait bien, n’existe pas.  La providence doit être réinterpréter comme une affirmation de notre humanité, non pas parfaite mais imparfaite, nous dérangeant pour qu’on s’engage à penser à  nos voisins. 

Mon Dieu change. Un simple geste m’encourage de voir Dieu autrement.  Durant les plus chauds de jours de l’été un voisin se tiens à l’entrée des garages ou se trouvait un jour les poubelles d’ordures et un autre jour les récipients de recyclage.  Il attendait l’arrivée des grands camions avec une ou deux bouteilles d’eau froide à la main.  Un gros merci et une sourire de la part des récipients me dit bien que Dieu vie encore sur ma rue même si j’étais obligé de changer encore une autre fois ma façon de voire Dieu.  La gratitude vient du fait que le Dieu en qui on croit est un Dieu qui est excité de nous voire sur terre.

John Walsh, prêtre

Président d’honneur – Maison Nazareth House      

 

 

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