La CSST: Le mauvais tempérament de l’époque au Québec

Par Beryl Wajsman le 27 décembre 2010

Les événements en société sont connexes. Parfois indirectement. Parfois ils reflètent simplement le tempérament de l’époque. Mais c'est pour cette raison que ceux qui affectent ce tempérament, ceux qui ont un poste politique important, doivent être imputables quand ils pratiquent la politique de l'annulation.

I was struck by three events over the past week. I want to share them with you. Toward the end of last week a south shore family went to a local church that was preparing food baskets for the needy. They were sent away because they were not francophone and the baskets at that church were for francophones. They were directed to another church where anglophones were served. This in the season of "Suffer the little children to come unto me..."

Some eight days before this sad incident, Quebec culture minister Christine St-Pierre applauded a citizen who was being honored. The honor being bestowed on the woman the MInister was praising was being given for having reported some 200 businesses that had supposedly violated Quebec's language laws.  The Minister said that reporting was the duty of every citizen.

Deux incidents. Apparemment indépendant. Pourtant, ils en disent long sur notre société. Le premier démontre la soumission de la compassion à l'hégémonie linguistique. Le deuxième contraindrait la raison linguistique aux caprices d'une société de délateurs.

Taken alone, one could dismiss either incident as not having any broad societal impact. But it is about the temper of our times you see, and in Quebec those times can take a nasty, brutish turn very quickly. One with lasting impact. And that is just what happened at the end of last week.

La CSST a entériné une décision qu'elle ne communiquera plus avec des employeurs québécois en anglais. Seulement en français. Elle continuera à servir des employés en anglais aussi bien que des employeurs de l’extérieur du Québec. Elle est allé dans sa petitesse et sa vénalité jusqu’à supprimé l’option « press 9 for English » de son système téléphonique.

The reason for the action was that the OQLF, our language bureau, asked the CSST and 165 other agencies to comply more strictly with Quebec's language law. Stricter language enforcement! We have truly entered the realm of the menacingly absurd. Pierre Turgeon, spokesman for the CSST, said the agency was just being a "good corporate citizen." It is frightening to think what he considers constitutes citizenship.

Alarms should be raised over this action. It is the most serious assault in years to what has been relative linguistic peace. The action contravenes civil rights, threatens the security of workers and raises the question of just who makes policy in Quebec - elected officials or bureaucrats of the language police?

Comment est-ce que les petits commerçants sont censés respecter leurs obligations ou offrir une protection appropriée à leurs employés si  les procédures ne peuvent leur être expliquées? Quel droit ont les organismes du gouvernement de créer deux classes de citoyens – de fait - une violation non seulement de la charte fédérale des droits et libertés mais aussi de la charte québécoise qui garantit l'application égale de la loi ? Et que veut dire cette décision pour les protections accordées aux citoyens de la minorité au Québec par la Loi sur les langues officielles du Canada?

I wanted to find out what our elected government officials had to say. I had some of our reporters canvas some half-dozen MNAs from the east end of Montreal to the West Island. Most had their offices say they needed time to study the matter or to get instructions. One of our reporters however caught up with Premier Charest who was at a West Island event with MNA Geoff Kelley. When he posed the question of why this was done the Premier demurred to Kelley. Kelley's answer was both sad and shocking. He said that agencies have had this power since the language laws were passed in 1977 and that since companies were supposed to work in French  this was an extension of that policy meant to encourage that goal.

M. Kelley et ses collègues ont tort. C'est une chose d’encourager l'utilisation du Français. C’est tout à fait une autre de contraindre des organismes de l'État d’empêcher un grand nombre de citoyens d'avoir un accès aisé à de l’information publique. Aussi mauvais que les lois linguistiques peuvent être, René Lévesque n’a jamais voulu créer deux classes de citoyens. René Lévesque n'a jamais eu l'intention de compromettre la sécurité des travailleurs. René Lévesque n'a jamais eu l'intention de rendre impossible à un groupe de citoyens de se conformer à la loi. Si ces lois doivent maintenant être utilisées en tant que massue pour battre les minorités à se soumettre et comme fleur au nationalisme extrême, le gouvernement devrait le dire aux gens. Ayons un combat équitable et ouvert. C'est la seule chose décente à faire.

 

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