S’assurer que les entreprises canadiennes soient à la fine pointe

Par Marc Garneau le 28 février 2013

Le Canada a besoin d’être bien positionné pour l’avenir. Et en ce moment ce n’est pas le cas.

Le Canada c’est sorti de la pire crise économique, entre autre, grâce à l’abondance de ses ressources naturelles. Mais une trop grande dépendance vis-à-vis celles-ci pourrait s’avérer dangereux puisque notre économique dépendrait alors de la fluctuation des marchés. Nous avons besoin d’une économie diversifiée et compétitive dans plusieurs secteurs différents. Dans le secteur manufacturier, dans les secteurs de l’économie du savoir aussi bien que dans le développement des ressources naturelles.

Pourquoi? Parce qu’une économie forte et diversifiée créera des emplois et mettra le Canada sur la bonne voie.

Alors, comment devons-nous faire? D’abord, en investissant dans les habilités et l’esprit entrepreneurial des Canadiens. L’économie mondiale change très rapidement, les nouvelles technologies et l’ouverture de nouveaux marchés qui amènent de nouvelles demandes des consommateurs demandent à nos entreprises de s’améliorer constamment. Nous devons nous adapter pour rester dans la course. Nous devons devenir compétitifs ou nous nous retrouverons à l’arrière des autres.  La complaisance n’est pas une option.

Malheureusement nous ne faisons pas du bon travail dans ce dossier. Alors que le Canada a un haut taux de diplomation postsecondaire, les entreprises canadiennes n’ont pas réussi à investir suffisamment dans la formation en entreprise.

Seulement un travailleur canadien sur trois reçoit de la formation de son employeur et selon le Conference Board of Canada, les entreprises canadiennes ont investies 700$ par employé par année pour la formation alors que les entreprises américaines investissent 1000$. Cela ne nous rend pas très compétitif. Sans former nos travailleurs aux nouvelles technologies et machineries, alors que les américains le font,  il n’est pas anormal de voir que notre productivité est plus faible que celle de nos voisins du sud.

Pour être performant dans une économie mondialisée, il faut s’assurer que les entreprises canadiennes et les Canadiens eux-mêmes soient à la fine pointe.  C’est particulièrement vrai pour les PMEs qui font la pierre d’assise de notre économie. Aujourd’hui 98% de toutes les entreprises canadiennes sont des PMEs et elles emploient presque la moitié des travailleurs du secteur privé.  Leur succès est notre succès.

C’est pourquoi j’ai déjà dit qu’il est temps d’aider les PMEs à investir dans leurs employés.  Donc, je propose de couper les paiements de la taxe pour l’assurance-emploi pour les PMEs qui investissent dans la formation en entreprise pour leurs employés.  Ainsi, nos PMEs pourront sauver des milliers de dollars chaque année et cela va aider à rendre les entreprises canadiennes plus compétitives dans un moment critique où elles doivent se montrer à la hauteur.

Ma proposition sera coûteuse pour le gouvernement fédéral à court terme, mais il s’agit d’un investissement à long terme. Des Canadiens mieux formés et rendra nos entreprises plus compétitives en plus de réduire la difficulté des demandeurs d’emploi à retourner sur le marché du travail. Ma proposition donnera plus d’habilités aux travailleurs canadiens et rendra notre économie plus forte.

De nos jours, l'économie est dominée par les idées et les compétences de ses habitants. Que ce soit les biosciences, l’aérospatiale, les applications logicielles, la fabrication de pointe ou même nos industries extractives du pétrole, des mines, de la foresterie et de l'agriculture doivent miser sur les connaissances et les compétences de leurs travailleurs.

Pour créer des emplois, augmenter la productivité et accélérer la croissance économique du Canada, nous devons investir en nous-mêmes - chez les Canadiens. Le rythme actuel du marché ne ralentira pas pour nous. Nous devons nous adapter et  démontrer que non seulement nous sommes prêts pour cela, mais que nous sommes en avance sur les autres.

GarneauMarc_Lib.jpgMarc Garneau est députée Federale pour la circonscription de Westmount-Ville-Marie. Il est maintenant candidat à la direction du Parti Libéral du Canada.


 

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